Gufo* peut être incarné.e, nommé.e, désigné.e, invoqué.e, mais ne se manifeste jamais sous une forme unique et reconnaissable.

Sensible aux gestes artistiques, Gufo a tendance à s’initier à toutes formes de création, en amateur d’abord mais rarement dotée de beaucoup de patience.

Gufo va chercher ce qui est là avec ses moyens et ses limites. Son savoir vient de ses pratiques de bricole, ne cessant jamais de les perfectionner grâce aux échanges provoqués par les rencontres dans ses apparitions.

L’échange est la condition à son autonomie.

Gufo n’hésitera pas à copier pour apprendre même si ce savoir est maintenu dans une possession inébranlable, quitte à ce que son attitude s’apparente à du vol. Gufo pense que c’est de l’observation que vient le savoir.

Gufo est amateur.e, il en résulte une attitude d’interprète, à ce qui pourrait être qualifié de bon ou mauvais goût, qu’importe, Gufo n’en que faire des jugements gratuits.

Gufo est ironie mais profondément sincère.

Gufo est un peu atemporel, les notions de modernité et de nouveauté l’affecte peu. Gufo pourrait tant venir d’une époque médiévale, que tout droit sorti d’un imaginaire futuriste. Gufo est un peu sorcière, parfois bouffon farceur.

Gufo se définit par les attentions données et partagées, qui s’adressent à tous.tes.

Gufo agit par un ensemble de stratégies obliques, de systèmes tantôt anonymes, tantôt collectifs.

Si Gufo disparaît ce sera certainement pour mieux apparaître ailleurs.

Gufo est sentimental.e.

Gufo désigne « la chouette » en italien, attribut fétiche de Till l’espiègle*.